Lettre 11
Un peu de Mozart, avec la clarinette qui vole de note en note sur des mesures fraîches et tendres et, quand le son fort du hautbois surgit, il est vite submergé par le tendre violon et la fragilité de la clarinette. A écouter donc et se dire que la musique parfois peut elle aussi accompagner.
Comme je t'accompagne.
C'est-à-dire que je te suis dans tes choix, dans tes désirs, dans tes non-envies, dans tes tristesses, dans tes futures joies, dans ton réapprentissage de la confiance, dans tout ce que tu peux me demander.
Je sais que tu sens cette présence.
Hier, tu m'as appelé et mon épaule t'a soutenue.
La musique de Mozart est en train de passer. Moments de réflexions intenses. Et quand l'orchestre va chercher profondément la mélodie, moments de bonheur, de clarté, de limpidité.
C'est vers quoi on doit tendre tous les deux Christine.
(écrit le dimanche 15/10)
Lettre 10
A chaque retour de tes rencontres avec Alain, il y avait un temps mort à respecter, à accepter entre nous. C'était une acceptation positive que je reconnaissais par rapport à ta relation. Tu revenais à la fois heureuse et "secouée" et puis, quelques jours après, les jours "sans but" reprenaient leur cours alimentés quand même par des mails quotidiens.
Et puis...
Il y a eu ce dialogue, cette vraie et fausse rupture, cette angoisse, cette peur et cette détermination de femme face au masculin non acceptable, ce jusqu'au boutisme qui, même si la phrase d'Alain à Alexandre: "cela continue" était réelle, t'a vidée de toute énergie. Cela aussi est bien réel. Et, quoique tu en dises, ce n'est pas la lecture de ton blog qui me fait écrire toute cela. Christine, Alexandre te sens, te ressens, te pressens et est sans cesse avec toi.
Et là, ce fut différent.
De l'attente, tu es passée aux questions et des questions tu es passée au choix. Ce fut le tien plus que celui d'Alain, j'en suis intimement persuadé même s'il dit le contraire. Dans son argumentation fallacieuse au téléphone (ça c'est mordant n'est-ce pas?) il m'a dit que le pilier de Christine, c'est Alexandre. Non, faux. Le pilier de Christine c'est elle-même, ce sont ses choix, c'est sa conscience. Même si depuis toute petite elle a été en conflit avec. Consciemment ou inconsciemment.
Maintenant Alexandre lui aussi est en attente, mais il n'est pas pressé. Il n'y a pas urgence. Après tout, comme tu l'as dit, je vis avec toi et je suis là aussi pour t'accompagner dans tous ces quotidiens.
Il y a aussi Alexandre qui t'écoute quand tu dis, avec une intense émotion, que tu ne pouvais pas le laisser partir. Je crois qu'il n'y a rien à dire à cela. L'enregistrer et le garder en mémoire. c'est déjà beaucoup pour moi.
(lettre inachevée)
Lettre 9
Une soirée importante. J'ai vu Annie et, je te l'ai dit, elle est sur une phase de refus et de retrait. Alain le sent et veut la ménager. Mais il est très loin. En fait, il est avec toi. De plus en plus. Et cela aussi je l'ai terriblement ressenti.
Sa façon d'être à l'aise, ses manières d'être. Bref, il est bien.
Et toi, le matin, tu as ce manque de lui. Trop court dis-tu. Non, ce n'est pas cela. C'est plus que trop court. C'est pas assez. Tu veux beaucoup. Tout de lui car il y a tant à découvrir et que tu es prête à cela. C'est ton maître et tu es enchaînée à lui.
Je pense que Annie l'a senti et elle est très mal, elle n'accepte plus. Elle s'éloigne et Alain ne fait plus rien pour la retenir.
Et Christine et Alexandre. Je te sens à la fois très présente et très loin. Je ne t'ai jamais sentie comme cela. Comme si deux personnes t'habitaient.
Quand tu revenais de tes voyages, tu avais eu ce que tu désirais. Plaisir physique, plaisir des sens, s'éloigner du quotidien. Et de toute façon Alexandre s'en remettra. Il ne veut de toute façon pas savoir. Tu pensais que P..., que A...., que C...., que X.... pouvaient remplir tes désirs et les satisfaire.
Et puis, il y a eu Alain. Et tout le reste est devenu hors de propos. De boulimique de sexe, tu es devenue amoureuse. Difficile de trouver le contre-poids contre cela. Je t'ai vu glisser en peu de temps de la soumission vers le plaisir d'aimer. Avec tout ce que cela engendre: attente, frustration, état de manque et, aussi, sincérité vis-à-vis d'Alexandre. Quand ton corps n'est pas disponible, tu me le dis.
J'adhère complètement à tes pensées et, plus tu t'éloignes, plus je te suis. Contre cela je pense qu'Alain ne peut rien. C'est pour cala que quand tu me dis qu'il a des craintes, maintenant je comprends. Il tient trop à toi et n'hésite plus à appeler alors qu'il sait que je suis là. Il s'immisce. Il a besoin de toi.
Comment te dire? Tout cela, tout ce que je te dis, je le ressens, je le vois aussi et, surtout, je te vois.
Le petit baiser avec Alain, hier, il était timide mais très important.
A vrai dire, je ne sais plus vraiment où j'en suis. Vous allez trop vite, trop loin, trop fort.
Et même si j'adhère, je suis quand même en retrait. C'est ainsi.
Lettre 8
Nous venons de faire l'amour, convergence des corps mais aussi convergence des coeurs, des esprits. En femme fleur bleue, tu aimes prendre ma main pour faire le lien. Notre lien qu'il est difficile de couper, de rompre malgré les crises, malgré les erreurs, malgré celui qui est arrivé, malgré le blog.
Autant il faut beaucoup d'indiscrétion pour lire les mails, autant il faut beaucoup de courage, beaucoup de compréhension, beaucoup d'équilibre pour lire le blog. Un courrier, un post comme tu dis, destiné à Alain mais qui, tu le sais, transite par Alexandre. Tu en es consciente. Tu ne veux pas le cacher. Le temps de la dissimulation est fini et je pense qu'au fond de toi, tu espères que je le lise régulièrement pour que je sache, pour que je ne m'enferme pas après la lecture de tel ou tel passage.
Ton amour, tu le vis au jour le jour et je dirais plus, de mieux en mieux. Alors ce que tu ressens, tu le découvres "sans honte", sans trahison. C'est ainsi. Tu ne l'as pas provoqué, tu ne l'as pas cherché. C'est arrivé et tu, vous l'avez senti très rapidement. Après, impossible de revenir en arrière. Ce n'est pas un chemin de traverse sur lequel tu t'es fourvoyé. Non, plutôt un beau chemin bien droit avec une bonne visibilité. Certes il y a des ornières mais, apparemment, vous êtes équipés pour les surmonter. Il y a surtout cette volonté et cette complicité commune qui nous dépasse et qui, selon, soit nous émerveille, soit nous chagrine.
Nous avons fait l'amour. Un moyen pour nous retrouver. Il le fallait pour que tout continue.
Ta sexualité, à un certain moment, m'a troublé, m'a fait peur, m'a éloigné de toi. Nous qui étions si proches sur ce plan, sommes devenus très éloignés. Je ne porte plus de regard sur cela. C'est loin, très loin. Il y a maintenant avec toi tes nouveaux désirs, tes nouvelles découvertes. Peut-être parfois surprenantes mais réelles. Et tu me les fais partager. Tu m'intègres dans ce nouveau monde, ou plutôt avant que tu ne me le dises, dans ce monde qui a surgi du fond de toi où il était enfoui.
Il y a eu un détonnateur et ce ne fut pas moi. Mais je pense que tu ne m'en as pas voulu. Si je me trompe dis-le moi.
Le rapprochement entre nous a été considérable et je crois qu'il n'y a plus rien à cacher et que ce que tu vis, ce que nous vivons, ne doit être soumis ni à une critique morale ni à un jugement par rapport à une fidélité de couple ou par rapport à une dignité soit masculine, soit féminine. C'est vrai que parfois la tentation de céder à la culpabilité est grande. Mais la seule chose qui peut éliminer cela, c'est le bonheur. Et le bonheur, c'est être bien avec soi, donc par rapport aux autres.
Tu l'as peut-être avec toi et en toi ce bonheur.
2° réponse d'Alain à Alexandre
Alexandre, je suis ennuyé.
Comme tu l’imagines, Christine m’a fait part de tes impressions suite à ta lecture de mon courrier. Je suis sincèrement désolé que tu aies pu pensé un instant que j’évitais de te livrer le fond de mes pensées. Ce n’était pas mon intention. Celle de te ménager non plus.
J’ai relu ma prose sans en trouver dans ma perception la moindre retenue. Pourtant, si cela a été ton impression, c’est sans doute que j’ai mal transcrit le fond de ma pensée et manqué mon but d’entretenir notre réflexion sur cette situation originale.
Pourquoi ai-je tant parlé de ce fameux équilibre ? Parce je suis convaincu qu’aujourd’hui, c’est la chose la plus importante sur laquelle nous devons échanger. Il sert à maintenir le bonheur de nous tous. J’ai insisté pour ça. Peut-être cette vision est-t-elle influencée par l’attitude d’Annie que je voudrais tant voir évoluer dans le même sens que la tienne.
Bien sûr j’aurais pu te dire plein d’autres choses, mais j’avais alors l’impression d’enfoncer des portes ouvertes. En tout cas, ce n’était en aucun cas pour te ménager.
Bon, je peux te les dire, mais ça apportera quoi ?
Te dire que j’aime follement Christine, c’est évident.
Te dire que nous rêvons parfois de vivre ensemble, c’est vrai, mais te dire aussi que chaque fois, nous reposons les pieds sur terre, pour les mêmes raisons elle que moi.
Alors à quoi servirait de te répéter tout cela. Car on en revient toujours au même point : le présent, celui que tu connais, celui que je qualifie d’équilibre.
Le futur, personne ne sait de quoi il sera fait, ce ne sont que des hypothèses, celles que j’ai décliné précédemment.
Alors excuse-moi si nous nous sommes mal compris. Je serais vraiment désolé d’altérer ce quelque chose de bien qui passe entre nous deux.
A bientôt.
Réponse d'Alain à Alexandre
Bonjour Alexandre,
J’ai saisi ton texte sur l’ordinateur. Je te le retransmets car étant manuscrit, tu n’as peut-être pas fait de double.
D’abord, excuse-moi si certains mots ont été mal retranscrits car j’ai pu mal les lire (tout cela pour ne pas donner raison à Christine qui ose dire que tu écris mal).
Après cette mise en bouche sur un ton plaisantin, je redeviens sérieux.
Au travers de ta lettre, j’ai pu apprécier la considération que tu me portes. Sache qu’il y a réciprocité même si je pense qu’il est peut-être prématuré pour parler d’amitié, même si cette évolution possible ne me choque absolument pas.
Je ne peux que souscrire à tout ce que tu dis, c’est pourquoi, je ne "répondrai" pas à ta lettre, car aucune réponse ne s’impose, mais je souhaite apporter un éclairage complémentaire à tout ce que nous vivons tous les 4 (je n’ai pas peur d’employer ce nombre).
Pourquoi, contre toute attente des gens "bien-pensants" dans une telle situation, nous entendons-nous bien, alors que les règles habituelles veulent que le mari haïsse l’amant et que l’amant déconsidère le mari ?
Parce que nous avons eu l’intelligence de comprendre que nous avons un objectif commun que je t’ai avoué lors de notre première rencontre : Nous voulons tous les deux le bonheur de Christine. À partir de là, tout devient simple. Honnêtement, il y a quelques mois, je ne savais pas que j’étais à l’origine de ces fameux changements qui la rendent heureuse et qui la font sourire (je ne regrette pas mes exigences de l’époque, conscient que les conséquences auraient pu être toutes autres. Surprenante Christine, n’est-ce pas). Mais toi, tu as accompagné ces changements avec ton attitude si "conciliante", comme tu le dis si bien. Alors nous voyons aujourd’hui une Christine rayonnante qui s’épanouit et qui n’a qu’à se laisser porter pour notre bonheur à tous les deux, et le sien par la même occasion. Nous savons ainsi que Christine n’a pas à "choisir" entre nous, ce qui serait dramatique, car nous ne pouvons pas chacun séparément lui apporter la totalité de ce dont elle a besoin. Tout ce que vous avez construit ensemble pendant plus de vingt ans, n’est pas "remplaçable" par d’autres. Et sa relation avec moi est si particulière, si personnalisée qu’elle n’est pas "remplaçable" par d’autres non plus. En résumé, nous aimons tous les deux Christine à notre manière, et il me semble que cette situation lui convient parfaitement.
Mes seconds propos concernent cette alchimie, l’équilibre de cette situation.
Il ne faut pas rompre cet équilibre. Je ne peux échapper à mon esprit cartésien pour peser les risques. Donc voici selon moi sous forme de liste ce qui pourrait nous faire TOUS tomber. Excuse-moi, je ne vais pas faire de fioritures, et serai peut-être un peu direct, un peu dur dans l’utilisation de certains mots (c’est bien moi, ça !). Mais en contrepartie j’exclus toute hypocrisie. Voici les évolutions de la situation qui pourraient rompre l’équilibre d’aujourd’hui, et qu’il faut donc éviter :
Christine et Alain perdent la tête.
En clair : Christine et Alain veulent vivre ensemble. Qu’est ce qui pourrait nous en faire arriver là, Christine et moi. Des attentes trop longues, une vie impossible dans nos couples officiels…
On ne peut pas exclure cette hypothèse, même si nous sommes convaincus Christine et moi (au vu de nos similitudes) que ce genre de couple dans la vie de tous les jours risquerait de voler rapidement en éclat. Un ami a un jour dit à Annie « Laisse-les partir un mois ensemble, et tu verras… » (il n’a peut-être pas tort, sur ce sujet en tout cas).
Nous sommes de grands enfants, c’est vrai, mais heureusement aussi adultes. Au milieu du déraisonnable, il y a toujours suffisamment de raisonnable pour nous rappeler à l’ordre, et c’est très bien ainsi.
Christine et Alain se lassent.
Alors ça, nul ne peut prévoir. Seul certitude, il faudrait que ça arrive en même temps pour les deux. Car si l’un se lasse seul, ce serait catastrophique pour l’autre. Je m’efforce d’oublier cette hypothèse, car après 6 mois, nous n’en prenons pas le chemin.
Annie refuse de poursuivre le chemin (difficile) qu’elle a entrepris.
J’ai déjà tenté d’expliquer à Annie, aussi bizarre que cela puisse paraître, que plus elle rejette la situation, plus elle m’éloigne d’elle. Et bien sûr la réciproque est vraie, plus elle adhère à la situation, plus mon amour pour elle se renforce. Donc poussé à l’extrême avec un refus définitif de la part d’Annie, je "craquerais" et me retrouverai en électron libre. Combien de temps alors Christine tiendrait-elle ?
Alexandre estime avoir terminé sa "reconquête" de Christine.
Là je vais être dur avec toi, machiavélique et te faire un procès d’intention : Aujourd’hui je t’ai permis de retrouver Christine, la Christine que tu croyais ne plus exister. Tu m’en es "reconnaissant" et tu ne peux que te réjouir de ma relation avec Christine. Mais imaginons que tu "t’habitues" à cette situation, demain, ne pourrais-tu pas vouloir retrouver Christine pour toi tout seul ? Tu refuserais alors cette situation à laquelle tu adhérais, et obligerais (inconsciemment peut-être)
Alexandre se veut tellement conciliant qu’il perturbe le couple
C’est l’opposé de l’hypothèse précédente. Tu veux tellement adhérer, que par ton accompagnement, tes besoins de comprendre, tu t’introduis dans le couple Alain-
Christine sans Alain = Christine malheureuse
Christine sans Alexandre = Christine malheureuse
Alain sans Christine = Alain malheureux
Alain sans Annie = Alain malheureux
Alexandre sans Christine = Alexandre malheureux
Annie sans Alain = Annie malheureuse
Donc, l’équilibre est fragile, il ne faut surtout pas le rompre, et l’amour deux à deux qui en découle est si grand que chacun doit tout faire à sa manière pour le maintenir. Nous devons faire mentir nos détracteurs (et ils sont nombreux) et continuer à vivre notre bonheur.
En tout cas merci de m’avoir donné la possibilité de te dire tout ça.
Alain
Lettre 7
Parce que maintenant, je n'ai plus la tentation de regarder dans ton sac pour savoir combien tu as utilisés de préservatifs.
Parce que tu souris beaucoup plus qu'avant
Parce que je suis détendu
Parce que je te sens et te vois heureuse avec moi et avec lui (je me positionne en premier, normal!)
Parce que on s'est rapproché physiquement et mentalement
Parce qu'on parle, on en parle, et on écoute
Parce que tu n'as plus de craintes et que tu es rassurée
Parce que tu me serres dans tes bras et que j'aime ça
Parce que tu es étonnée
Parce que tu me fais CONFIANCE
Parce que je suis content que, malgré la tentation, tu sois fidèle à ta promesse. Très important cela pour moi.
Lettre à Alain
Aujourd’hui jeudi, tu l’as consacré à Christine, et je pense
que ce fut une rencontre digne de vos attentes à tous les deux en harmonie
totale. Ce matin, je t’ai eu au téléphone par mégarde. Le contact a été facile
et j’ai l’impression que nous sommes de moins en moins gênés de se parler. La
première fois au magasin était empreinte d’émotion, et de "mystère".
Cela s’est dissipé. La plus gênée ce matin était Christine qui malgré ce
qu’elle en dise veut tout contrôler. En fait, elle a encore quelques doutes sur
mon attitude si "conciliante". Elle ne me connaissait pas sous cet
angle, et d’ailleurs, moi non plus. J’ai appris, j’ai compris et écouté et
c’est tout. Je pense que je peux te faire confiance, que je peux compter sur
toi, si jamais un jour j’avais à t’interpeller sur un sujet délicat, ou
simplement un conseil à me donner.
Quand j’ai écrit à Annie avec ma 2e lettre, je lui ai dit que les 30 ans passés entre toi et elle, n’étaient pas un faire valoir, je le pensais vraiment, parce que je me rends compte que l’effet inverse se produit avec Christine. 25 ans ensemble contre 5 mois. Elle est aussi ancrée en toi qu’en moi, et rien n’a été forcé, cela s’est insinué en elle, à très grande vitesse, comme si elle le vivait doublement, ou même triplement jour et nuit. Même la nuit son mental pendant son sommeil était rempli d’Alain. C’est ainsi, et j’ai senti ce souffle passer, qu’il ne fallait pas rater. Ce matin, je l’ai sentie un peu angoissée, de n’être pas prête, de n’être pas assez présentable ! C’est une femme, alors il faut la comprendre, et puis je pense tout a dû se débloquer quand tu es arrivé. Tant d’envie refoulée, pour laisser place à quelques heures de bonheur. Je vous envie, j’envie cette complicité, cette adhésion aux mêmes désirs, aux mêmes plaisirs, aux mêmes projets. Moi pour l’instant, j’espère continuer à le vivre bien, avec une lucidité qui reste en éveil et à l’écoute de tout ce qui pourrait se passer. Je tiens beaucoup à Christine, et à sa stabilité. Tu peux me comprendre n’est-ce pas. Je ne sais pas si on se verra ce soir, mais sache Alain, que tu peux me considérer comme un ami
Lettre 6
Exceptionnel: 4 lignes du blog consacrées à Alexandre qui, cependant, perturbe un peu Christine. Le doute revient. J'en fait peut-être un peu trop. C'est-à-dire que je ne te ménage pas beaucoup.
Question volonté de savoir qui m'amènent, après, à me consolider dans mes actes et mes pensées vis-à-vis de toi. Je sens que mon attitude t'embarrasse un peu. Tu es en plein dans une aventure BDSM amoureuse avec Alain et, parfois, tu es submergée par ma présence et surtout par mes non silences. Quelque chose que tu n'avais pas prévu.
Mais l'imprévisible est toujours source de découvertes.
Je pense que tu en as fait ton credo pour demain et que je ne peux que te suivre.
Enfin, quatre lignes sur un blog de plusieurs dizaines de pages. c'est un honneur.
Pour l'instant, je ne commenterai pas quelques mots ou expressions liés à Alexandre. Ce n'est pas le bon moment et on aura le loisir d'en reparler.
Tu as remarqué que je n'ai pas évoqué la première partie. Implosion/Explosion: pareil, il y a "sion' à la fin c'est-à-dire une ATTENTE.
PS: Laisse de coté ce sentiment de culpabilité. il ne te va plus. Il ne colle plus à ton corps. Il est désuet et fini.
Reste le demain
entiièrement nouveau